Au cours des dernières années du Troisième Âge, les habitants du Harad sont de plus en plus retournés à leurs traditions passées et ont tendance à revenir à un mode de vie tribal sous la direction d'un chef dont l'autorité est souvent dérivée de ses capacités martiales plus que de son charisme, mais cela n'a nullement empêché cette culture de perdurer au fil des siècles. Les Haradrim mènent une existence nomade au cour du désert, échangeant leurs marchandises avec d'autres tribus, même s'il arrive de temps à autre qu'ils s'attaquent aux territoires de leurs rivaux pour piller et voler. Lorsqu'on s'approche des cours d'eau et de la côte, il est possible de trouver de petits villages de fermiers très similaires à ceux rencontrés dans le reste des Terres du Milieu. Toutefois, ces colonies ne connaissent qu'une paix très relative, car les tribus sont constamment en guerre les unes contre les autres. Cette lutte pour la possession des terres rend impossible l'établissement de frontières fixes et fait des Haradrim des guerriers nés : le Harad n'existe que par ses hommes, leur fierté et leur courage